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Chiwetel Ejiofor, Renate Reinsve et Robert Bobroczkyi pour le premier long-métrage du prodige de YouTube — sortie le 29 mai 2026

En 2022, une vidéo dépasse les 100 millions de vues sans que personne ne sache très bien à quel genre la rattacher. Ni film, ni série, ni installation artistique au sens classique — juste un adolescent de seize ans, vissé dans sa chambre californienne, qui avait décidé de filmer ce que l’internet ressentait depuis longtemps : la peur des espaces vides. Cette vidéo s’appelait The Backrooms: Found Footage. Son auteur, Kane Parsons, avait l’âge d’un lycéen de première. Quatre ans plus tard, ce même Kane Parsons dirige Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve sur un plateau de 2 787 mètres carrés entièrement construit pour A24. Le film Backrooms 2026 sort le 29 mai. Le casting qu’il a réuni pour son premier long-métrage est, à lui seul, un manifeste.
Le premier paradoxe du film Backrooms tient à ses acteurs. A24 est une maison qui aime les paris — elle l’a prouvé avec Midsommar, Everything Everywhere All at Once, Past Lives. Mais confier le premier rôle d’un film d’horreur à budget modeste (10 millions de dollars) à Chiwetel Ejiofor relève d’un calcul différent. Ejiofor, nommé aux Oscars pour 12 Years a Slave, est un acteur de texture shakespearienne — sobre, dense, capable de faire vivre une scène avec un seul regard. Le faire jouer Clark, propriétaire d’un magasin de meubles qui glisse dans une dimension parallèle, c’est parier sur l’adhésion émotionnelle plutôt que sur le jump scare.
Face à lui, Renate Reinsve incarne la Dr. Mary Kline, thérapeute qui part à la recherche de son patient disparu dans le labyrinthe. La Norvégienne, révélée au monde par La Pire Personne du Monde (Cannes 2021, Prix d’interprétation féminine), apporte à ce rôle une fragilité farouche que peu d’actrices de sa génération savent manier. Entre les deux, l’équilibre est remarquable : Ejiofor incarne l’engloutissement, Reinsve incarne la résistance. Le synopsis fonctionne d’autant mieux que les critiques américains l’ont validé.
« As an atmospheric freakout, Backrooms is extraordinarily effective. » — SlashFilm, mai 2026
Le reste du casting de Backrooms 2026 — Mark Duplass, Finn Bennett, Lukita Maxwell — joue un rôle de contrepoids. Duplass, figure du cinéma indépendant américain, ancre le film dans une réalité de quartier, presque documentaire. Bennett, révélé dans The Gentleman, apporte une nervosité contemporaine. Maxwell, enfin, représente la génération YouTube elle-même.
Le choix de Chiwetel Ejiofor pour le rôle principal mérite qu’on s’y arrête. Dans l’histoire du casting au cinéma, le contre-emploi productif n’est pas toujours là où on l’attend. Ejiofor n’est pas un acteur de genre. Il n’a jamais tourné dans un film d’horreur. C’est précisément pour cette raison que sa présence dans les Backrooms produit quelque chose d’inédit : le spectateur ne sait pas comment il va réagir. L’inconfort est doublement efficace — dans la fiction et dans la perception du public.
« The slow burn of Alfred Hitchcock, the surreal visuals of David Lynch, and the human stakes of Stanley Kubrick are all on full display. » — Variety, mai 2026
Renate Reinsve a accepté ce rôle après The Worst Person in the World et Armand (présenté à Cannes 2024). Elle choisit ses projets avec une précision chirurgicale. Sa présence dans Backrooms n’est pas un accident commercial — c’est un signal artistique fort : ce film d’horreur méritait d’être pris au sérieux.
Au cœur de l’univers Backrooms depuis la série YouTube originale se trouve une entité connue des fans sous le nom de The Lifeform — une silhouette humanoïde, trop longue, trop silencieuse, trop présente. Pour incarner physiquement cette créature à l’écran, Robert Bobroczkyi s’est imposé comme une évidence. L’ancien basketteur professionnel, qui mesure 2m31, avait déjà marqué les esprits dans Alien: Romulus (2024) dans le rôle du Offspring. Il est devenu en deux ans la référence absolue du cinéma de créature physique.
Dans l’histoire du casting de personnages non conventionnels au cinéma, Bobroczkyi représente quelque chose de rare : un performer dont la silhouette réelle devient le principal outil expressif. A24 n’a pas utilisé de prothèses excessives ni de CGI massif pour The Lifeform. Ils ont simplement trouvé l’homme le plus adapté à cette présence. Le résultat, selon les premières critiques américaines, est « skin-crawling » — une horreur qui rampe sous la peau plutôt que de sauter à la gorge.
Il faut raconter l’histoire de Kane Parsons pour comprendre pourquoi ce casting est cohérent. Né en 2005 — l’année de lancement de YouTube —, il commence à poster des vidéos à neuf ou dix ans. À seize ans, il crée The Backrooms: Found Footage, une série de courts métrages en found footage inspirée d’une photo postée sur 4chan en 2019. La série cartonne : 100 millions de vues, des articles dans le New York Times, un phénomène internet qui dépasse largement le cercle des fans de creepypasta.
A24 le contacte à dix-sept ans. Mentored par James Wan (Conjuring) et Osgood Perkins (Longlegs, The Monkey), il conçoit la totalité du film dans Blender avant que le premier technicien n’arrive sur le plateau. Le résultat physique : 30 000 pieds carrés de couloirs réels, si immersifs que des membres de l’équipe technique se sont perdus dedans pendant le tournage à Vancouver.
Pour un film de 10 millions de dollars, le niveau d’ambition de production est extraordinaire. Avec un score Rotten Tomatoes de 87 % et des projections de box office de 45 à 50 millions de dollars pour le week-end d’ouverture — un record potentiel pour A24 —, le pari semble tenu. Les rôles de figuration et de silhouettes dans ce type de production labyrinthique sont également particulièrement exigeants : quand le décor lui-même est un personnage, les présences humaines qui le peuplent doivent atteindre une précision chorégraphique rare.
Kane Parsons a été approché par A24 à l’âge de 17 ans, après le succès viral de sa série YouTube The Backrooms: Found Footage, visionnée plus de 100 millions de fois. A24 a maintenu son attachement au projet comme réalisateur unique, faisant de lui le plus jeune réalisateur de l’histoire du studio.
Le casting du film Backrooms 2026 réunit Chiwetel Ejiofor (Clark), Renate Reinsve (Dr. Mary Kline), Mark Duplass, Finn Bennett, Lukita Maxwell, et Robert Bobroczkyi — ancien basketteur de 2m31 — dans le rôle de la créature The Lifeform.
Le liminal space désigne des espaces architecturaux à la lisière du familier et de l’inquiétant — couloirs vides, salles d’attente sans fenêtres, bureaux sans issue. Dans Backrooms, cette esthétique devient une dimension parallèle labyrinthique. Kane Parsons a construit 2 787 m² de tels décors physiques pour le film.
Backrooms sort le 29 mai 2026 dans les salles américaines via A24. La sortie française n’a pas encore été officiellement datée, mais le film est attendu très prochainement dans les salles hexagonales.
Robert Bobroczkyi, ancien basketteur mesurant 2m31, incarne The Lifeform, la créature emblématique de l’univers Backrooms. Après son rôle dans Alien: Romulus (2024), il s’est imposé comme la référence du cinéma de créature physique. Sa silhouette réelle, sans artifice numérique excessif, est au cœur de la stratégie horrifique du film.
Le film Backrooms 2026 casting acteurs est, au fond, le récit d’une génération qui n’a pas attendu l’autorisation pour commencer. Kane Parsons ne s’est pas demandé s’il était légitime à vingt ans pour diriger Chiwetel Ejiofor. Il a construit son film dans Blender, plateau par plateau, avant que quiconque n’accepte de le financer. Quand A24 a dit oui, tout était déjà prêt. Le casting n’était pas une liste de noms sur un budget : c’était la dernière pièce d’une architecture conçue seul, dans une chambre, avec un ordinateur et une obsession pour les espaces vides.