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Keanu Reeves pour un nouveau film LEGO : Universal joue son va-tout

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Film LEGO Keanu Reeves : Universal joue son va-tout pour sauver la franchise

Keanu Reeves et Josh Cooley pour un hybride LEGO chez Universal : six mois pour garder la licence avant expiration.

FIGURANTS.COM · 25 JUIN 2026 · CINÉMA

En 2014, The Lego Movie transformait un jouet en briques en un phénomène culturel : 469 millions de dollars au box-office mondial, une bande originale devenue mème planétaire, et la certitude qu’Hollywood tenait là une mine d’or. Douze ans plus tard, Universal Pictures est assis sur la même mine mais n’a toujours pas trouvé l’allumette. Selon Deadline et Variety, le studio tente un dernier coup : un film hybride live-action et animation avec Keanu Reeves dans le rôle principal, et Josh Cooley derrière la caméra. Le problème, c’est que cette production n’est pas née d’une vision artistique. Elle est née d’une horloge.

La mécanique implacable d’une licence qui expire

Universal a récupéré les droits LEGO en 2020, quand ceux de Warner Bros ont expiré. L’ère WB avait produit quatre films en cinq ans : The Lego Movie (2014) et sa suite (2019), le sous-estimé Batman LEGO (2017), et Ninjago (2017). Imparfaits, inégaux, mais portés par un élan créatif réel. Warner ne se contentait pas de garder une licence – le studio construisait quelque chose.

Universal, lui, a eu six ans pour faire pareil. Il en a produit un seul film LEGO : le biopic de Pharrell Williams réalisé en briques, sorti en 2023. Coût de production : 16 millions de dollars. Recettes mondiales : 10 millions. Un échec commercial net, sur un concept que peu de gens avaient réclamé.

Résultat : la licence approche de son terme. Selon les sources industrielles citées par Deadline, Universal dispose d’environ six mois pour mettre une production en route, faute de quoi les droits LEGO retourneront sur le marché libre. Le film Keanu Reeves n’est donc pas l’aboutissement d’une stratégie créative. C’est une bouée de sauvetage.


Keanu Reeves et Josh Cooley : une retrouvaille à enjeux

Le choix de Josh Cooley est pourtant loin d’être anodin. Cooley a dirigé Toy Story 4 en 2019, puis Transformers One en 2024. Ce sont deux productions hybrides, mêlant animation photoréaliste et séquences émotionnelles exigeantes. Il sait parler aux familles sans condescendre aux adultes. Et surtout, il connaît déjà Keanu Reeves : c’est lui qui avait dirigé l’acteur dans Toy Story 4, où Keanu Reeves prêtait sa voix à Duke Kaboom, le cascadeur canadien en LEGO dont le numéro de bravoure était l’un des moments les plus drôles du film.

Cette retrouvaille n’est pas un coup de marketing – c’est une vraie relation de travail, fondée sur une expérience commune. Quand Cooley et Reeves se retrouvent sur un projet, ils ne font pas connaissance. Ils reprennent une conversation.

Jill Wilfert et Ryan Christians produiront le film via The Lego Group, ce qui garantit une implication directe du fabricant de jouets danois dans les décisions créatives. C’est une différence structurelle importante : LEGO ne sera pas simplement un ayant droit qui encaisse des redevances. Il sera à la table.


Un hybride live-action : ce que cela change pour le casting

Le détail le plus intrigant de cette annonce reste la nature du film : un hybride live-action et animation. Les films LEGO de Warner Bros étaient techniquement des films d’animation entiers, même si la scène finale de The Lego Movie introduisait une courte séquence en prises de vues réelles. Ce que prépare Universal semble différent – un vrai mélange des deux esthétiques, sur le modèle de Roger Rabbit ou, plus récemment, des séquences hybrides de Sonic the Hedgehog.

Ce choix a des implications concrètes pour le monde du casting cinéma. Un film d’animation pur n’implique aucune figuration : il n’y a pas de plateau, pas de foules à diriger, pas de silhouettes à recruter. Un hybride live-action, lui, nécessite de vraies équipes de tournage, de vrais décors, et souvent de vraies silhouettes pour peupler des environnements qui seront ensuite intégrés à l’animation. Si le projet de Cooley et Reeves va aussi loin que ce que laissent entendre les sources, ce film LEGO pourrait créer des opportunités réelles pour les figurants en studio.

Il n’est par ailleurs pas encore confirmé si Reeves apparaîtra physiquement à l’écran ou s’il se limitera à une voix. Dans le premier cas, la production live-action sera substantielle. Dans le second, le film restera essentiellement un film d’animation avec une participation vocale de prestige.


La tentation du film fait pour garder des droits

Chris, le présentateur de 3C Films, a formulé le risque avec une franchise directe : « Sometimes when you make a movie just to keep the rights, you don’t put in all that much effort. » – 3C Films L’histoire du cinéma hollywoodien regorge de ces productions défensives – des films tournés vite, avec des ambitions budgétaires limitées, dans le seul but d’empêcher un contrat de franchir une ligne de péremption. Le résultat est presque toujours décevant. Parfois catastrophique.

L’exemple le plus souvent cité reste le Fantastic Four de 1994, produit par Constantin Film uniquement pour conserver les droits Marvel avant qu’ils ne reviennent à leur détenteur original. Le film n’est jamais sorti en salles commerciales. Il a simplement existé pour des raisons contractuelles.

Universal n’en lest pas là. Le studio a quand même choisi un realisateur au palmarès solide et une star mondiale. Mais la pression du calendrier -Six mois pour déclencher une production – impose une logique que les meilleurs projets n’ont généralement pas. Les meilleurs projets naissent d’une idée. Celui-ci naît d’une date limite.


Ce que la franchise LEGO peut encore offrir

Ce serait une erreur de sous-estimer le potentiel narratif de l’univers LEGO. Le premier film de Phil Lord et Christopher Miller était une satire du conformisme et de la pensée créative – un film sur l’importance de l’imagination déguisé en comédie familiale pour enfants. Ce niveau de subversion était inattendu, et c’est exactement ce qui avait rendu le film remarquable.

A24 avec Robin des Bois ou DC avec Supergirl ont récemment montré qu’une franchise peut trouver un second souffle en changeant radicalement de ton. LEGO a cette même faculté de métamorphose – ses briques peuvent construire n’importe quelle histoire, littéralement. Un thriller, une fable philosophique, un film sur le deuil. Le jouet est neutre. La question est : est-ce que Josh Cooley aura le temps, la liberté et les ressources pour construire quelque chose de mémorable ? Ou passera-t-il les six prochains mois à courir après une date contractuelle ?

« Sometimes when you make a movie just to keep the rights, you don’t put in all that much effort. » – 3C Films

La réponse à cette question sera probablement visible dans les premières images que Universal mettra en circulation. Un teaser qui ressemble à du travail soigné dira beaucoup. Un teaser qui ressemble à un compromis dira encore plus.


La pression créative comme moteur improbable

Il existe pourtant une autre lecture, moins pessimiste. La pression peut parfois accélérer ce que le confort ralentit. Certains des meilleurs films de genre ont été réalisés sous contrainte – budget réduit, délai serré, équipe resserrée. The Blair Witch Project, qui revient lui aussi sur le devant de la scène avec un reboot annoncé par Lionsgate et Blumhouse pour 2027, avait été tourné en quelques jours avec une poignée d’acteurs et des moyens quasi nuls. Mad Max: Fury Road a mis trente ans à se faire. The Lego Movie lui-même a pris cinq ans à se concrétiser après que Warner Bros a obtenu les droits.

Ce que fait Universal en ce moment n’est peut-être pas si différent : une contrainte légale impose un rythme, et Josh Cooley devra simplement faire avec ce rythme. L’histoire de Hollywood est remplie de réalisateurs qui ont produit leur meilleur travail dans des conditions impossibles. Reste à voir si la franchise LEGO, après douze ans de montagnes russes commerciales, trouvera enfin son second acte.


Questions fréquentes sur le nouveau film LEGO

Pourquoi Universal fait-il un film LEGO avec Keanu Reeves maintenant ?

Universal a obtenu la licence LEGO en 2020 et dispose de six mois environ pour lancer une production avant que ces droits n’expirent. Le film avec Keanu Reeves est leur dernière tentative pour conserver la franchise.

Qu’est-ce que ce projet hybride LEGO va raconter ?

Le synopsis reste confidentiel. Selon Deadline et Variety, le film sera un hybride live-action et animation. Il n’est pas encore confirmé si Keanu Reeves jouera un personnage à l’écran ou assurera uniquement une voix.

Qui est Josh Cooley, le réalisateur du film LEGO avec Keanu Reeves ?

Josh Cooley a réalisé Toy Story 4 en 2019 et Transformers One en 2024. C’est lui qui avait dirigé Keanu Reeves dans Toy Story 4, où l’acteur doublait le personnage Duke Kaboom. Leur collaboration sur le film LEGO est donc une retrouvaille.

Quelle est la date de sortie prévue pour ce film LEGO ?

Aucune date de sortie n’a été officiellement annoncée. Le projet est en phase de développement. Universal doit le lancer en production dans les six prochains mois pour conserver les droits LEGO.

Que devient la licence LEGO si Universal échoue ?

Si Universal ne produit pas ce film dans les délais, les droits cinématographiques LEGO retournent sur le marché. Un autre studio pourrait alors les acheter et relancer la franchise, comme Warner Bros l’avait fait avec les films Chris Pratt entre 2014 et 2019.