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Casting Supergirl 1984 acteurs : Helen Slater, Faye Dunaway et le premier blockbuster au féminin

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Casting Supergirl 1984 acteurs : Helen Slater, Faye Dunaway et le premier blockbuster au féminin

Merej revisite le premier film de superhéroïne, son casting audacieux et les quarante ans de conséquences d’un flop à 35 millions de dollars.

FIGURANTS.COM · 3 JUILLET 2026 · CINÉMA

Le casting Supergirl 1984 acteurs était paradoxalement parmi les plus ambitieux du cinéma de superhéros de son époque. Une inconnue de 18 ans face à Faye Dunaway, au côté de Peter O’Toole et Mia Farrow. Trente-cinq millions de dollars investis par les producteurs de Superman. Et pourtant, le film a sombré à quatorze millions de recettes, et son échec a figé Hollywood dans une méfiance durable à l’égard des superhéroïnes. Merej, dans sa critique rétro publiée en juillet 2026, replace ce film dans son contexte avec une honnêteté qui dépasse la simple nostalgie.

Il suffit d’avoir vu le Supergirl de James Gunn, sorti en salles le 1er juillet 2026, pour comprendre pourquoi Merej a eu envie de se replonger dans la version de 1984. « Si je devais choisir entre revoir ce Supergirl-là et le Supergirl de Gunn, je reverrai celui-là plutôt », admet-il. « Parce qu’au moins c’est charmant, ça me fait marrer, c’est intéressant comme objet historique. »

Les Salkind et leur vision pré-Marvel

Alexander et Ilia Salkind ne sont pas des producteurs ordinaires. Ce sont eux qui ont financé le Superman de Richard Donner en 1978, révélant Christopher Reeve au monde. Quand ils acquièrent également les droits de Supergirl, leur plan est simple et visionnaire : créer un univers connecté entre Superman et sa cousine de Krypton. « Ils avaient la vision Marvel avant Marvel », observe Merej, non sans ironie.

Le problème, c’est que la vision a précédé les outils. En 1984, personne ne sait encore comment construire une franchise de superhéros au féminin. Les Salkind investissent 35 millions de dollars, un budget colossal pour l’époque, et s’entourent d’artisans de premier ordre : Jerry Goldsmith à la musique, David Odell au scénario (le scénariste de Dark Crystal), Alan Hume derrière la caméra (chef opérateur du Retour du Jedi). Christopher Reeve lui-même est approché pour un caméo. Il refuse à la dernière minute, privant le film d’un atout promotionnel décisif.

Le résultat, 14 millions de dollars de recettes, est un désastre. Mais ce serait une erreur de réduire le film à son flop.

Helen Slater à 18 ans : le pari de l’inconnue

La logique du casting Supergirl 1984 acteurs commence par un principe éprouvé. Pour Superman en 1978, les Salkind avaient misé sur un inconnu total pour incarner le héros de Metropolis. Pour Supergirl, ils cherchent la même alchimie : une jeune femme que le public ne connaît pas encore, capable d’incarner Kara Zor-El sans bagages.

Helen Slater a 18 ans. Elle n’a rien fait avant ce film. Les producteurs parient sur sa candeur, sa fraîcheur, cette naïveté que le personnage de Kara exige dans leur vision. « Elle joue pas très bien, reconnaît Merej honnêtement, mais en tout cas elle a une certaine candeur, une certaine naïveté qui correspond hyper bien au personnage tel qu’ils l’ont exploité. »

« Ils voulaient faire une sorte de Christopher Reeve féminin. On ne la connaît pas, on ne sait pas d’où elle vient. Ils ont plutôt réussi leur coup. » — Merej

Ce casting d’une inconnue est à la fois le plus beau pari du film et l’une de ses limites. Là où Christopher Reeve avait su imposer un magnétisme charismatique immédiat, Helen Slater manque de la densité nécessaire pour porter seule un blockbuster de cette envergure. Sa carrière ne décollera pas après Supergirl, preuve que l’alchimie n’était pas la même que pour Reeve.

Faye Dunaway, Peter O’Toole, Mia Farrow : quand les stars entourent l’inconnue

Si le casting Supergirl 1984 acteurs misait sur une inconnue pour le rôle principal, il n’hésitait pas à entourer cette inconnue de certaines des plus grandes stars de l’époque. Ce contraste est l’une des choses les plus frappantes quand on regarde le film aujourd’hui.

Faye Dunaway incarne Selene, la méchante du film. À l’époque, Dunaway est au sommet de sa gloire hollywoodienne. La voir dans Supergirl, c’est voir une actrice de la trempe de Bonnie et Clyde ou Network s’emparer d’un rôle de sorcière avec une liberté théâtrale totale. « Elle est jamais nulle, Faye Dunaway, reconnaît Merej. Mais elle est dans un code de jeu extrêmement théâtral. On a l’impression qu’elle fait une comédie musicale. Elle le joue comme une sorcière de Blanche-Neige en 1984. » Ce jeu outrancier, qui peut sembler excessif, est en réalité le reflet d’une époque entière.

Peter O’Toole apparaît dans le rôle de Zaltar, le mentor de Kara sur Argo City. Sa présence témoigne d’une ambition de production réelle : on ne mobilise pas l’acteur de Lawrence d’Arabie pour n’importe quel projet. Mia Farrow s’y taille un petit rôle. Sa présence, fugace, ajoute une couche de prestige supplémentaire à ce casting qui cherchait à se légitimer par la qualité de ses seconds rôles.

Jeannot Szwarc à la réalisation : le bon professionnel au mauvais endroit

Le choix du réalisateur éclaire beaucoup sur les intentions des Salkind. Jeannot Szwarc n’est pas sélectionné pour sa vision artistique, mais pour ses qualités de technicien rigoureux. Il venait de signer Somewhere in Time avec Christopher Reeve, un film romantique au ton délicat que les producteurs avaient beaucoup aimé. Et Szwarc est reconnu pour respecter les budgets et les calendriers.

Mais un film de superhéroïne en 1984 réclame autre chose qu’un bon technicien romantique. Il réclame une vision. Et cette vision, Szwarc ne l’a pas. Sa carrière future, après Supergirl, se cantonnera à la télévision, notamment Heroes et Smallville, séries de superhéros justement, où son professionnalisme trouvera mieux à s’employer dans le format de l’épisode que dans celui du grand spectacle.

La version cinéma du film, amputée à 1h30 alors que le Director’s Cut de Szwarc dure 2h18, trahit également la difficulté de monter un tel matériau. « C’est n’importe quoi la version cinéma, constate Merej. Ils ont enchaîné les perles. Tu sais pas du tout ce qui se passe. » Les scènes avec la musique de Goldsmith, potentiellement les plus belles, sont coupées en trois alors que dans le montage long, elles respirent.

Paternaliste ou révolutionnaire ? La question que pose le film

C’est le titre même de la vidéo de Merej : Supergirl 1984 est-il un film paternaliste ? La question est plus subtile qu’il n’y paraît. Le film porte les stigmates évidents de son époque. Kara tombe amoureuse d’un garçon presque instantanément. Son intrigue romantique occupe une place démesurée. Plusieurs personnages féminins n’existent que par rapport aux hommes autour d’eux.

« C’est un mélange entre Alice au pays des merveilles, Blanche-Neige et un film de superhéros. La tagline pourrait être : Supergirl, c’est Superman mais avec des histoires de pensionnat et de garçons. » — Merej

Et pourtant. Pour 1984, le film contient des éléments franchement progressistes. Une femme sauve le monde, sans sexualisation excessive. Les protagonistes sont majoritairement féminines. L’héroïne est empathique et douce, sans que ces qualités soient jamais présentées comme des défauts. « À l’époque en 84, c’était un peu révolutionnaire », dit Merej. Le cinéma de superhéros, alors dominé par des hommes en collants, n’avait tout simplement pas les outils narratifs pour construire une superhéroïne sans la réduire à des codes empruntés ailleurs.

L’échec de 1984 et ses conséquences sur quarante ans de superhéroïnes

Le vrai drame du casting Supergirl 1984 acteurs n’est pas dans le film lui-même, mais dans ce qu’il a empêché. Parce que Supergirl a été un flop commercial retentissant, 35 millions investis pour 14 récoltés, Hollywood a interprété cet échec comme un désaveu du public pour les superhéroïnes. Ce n’était pas la bonne conclusion. Le film était mauvais. Pas le concept.

« L’échec artistique et commercial du film a dû beaucoup peser sur la mise en chantier d’un autre film de superhéroïne », analyse Merej. La suite donne raison à cette intuition : il faut attendre 21 ans, jusqu’à Catwoman en 2004 avec Halle Berry, pour qu’une superhéroïne revienne en tête d’affiche. Et Catwoman est un désastre critique encore plus cinglant. Le vrai premier succès, celui qui trouve le ton juste, c’est Wonder Woman en 2017. Trente-trois ans après Supergirl.

Ce parcours dit quelque chose sur la responsabilité historique de l’échec de 1984. Un seul film mal construit a suffi à geler une représentation entière pendant une génération. Le casting Idiocracy de Mike Judge, sorti la même année où le projet Supergirl aurait dû être une franchise, illustre à quel point les choix de production hollywoodiens sont déterminants dans la durée. Werwulf d’Eggers en 2026 montre que ces choix s’inscrivent toujours dans un héritage. Batman DCU 2026 pose la même question aujourd’hui : comment lancer une figure emblématique sans répéter les erreurs du passé ?


FAQ : Supergirl 1984, casting et histoire du cinéma

Pourquoi le casting Supergirl 1984 acteurs a-t-il choisi une actrice inconnue pour le rôle principal ?

Les producteurs Alexander et Ilia Salkind voulaient répéter la formule Christopher Reeve : révéler une inconnue totale dans un rôle de superhéros pour créer un effet de découverte. Helen Slater avait 18 ans et aucune expérience cinématographique quand elle a été sélectionnée.

Qu’est-ce que le film Supergirl 1984 avec Helen Slater ?

Supergirl (1984) est un film de superhéros produit par les Salkind, réalisé par Jeannot Szwarc. Avec Helen Slater dans le rôle de Kara Zor-El, Faye Dunaway en méchante et Peter O’Toole en mentor. Budget : 35 millions de dollars, recettes : 14 millions. Un Director’s Cut de 2h18 existe, nettement supérieur à la version cinéma de 1h30.

Qui joue la méchante dans Supergirl 1984 ?

Faye Dunaway incarne Selene, la sorcière antagoniste du film. Elle était l’une des plus grandes stars hollywoodiennes de l’époque. Son jeu très théâtral, façon comédie musicale ou conte de fées, reste aujourd’hui l’un des souvenirs les plus marquants du film.

Pourquoi Supergirl 1984 est-il important pour l’histoire du cinéma de superhéroïnes ?

Supergirl 1984 est le premier grand film de superhéroïne hollywoodien. Son échec commercial a retardé de 21 ans l’apparition d’un nouveau film du genre. Il a fallu attendre Catwoman en 2004, puis Wonder Woman en 2017 pour qu’une superhéroïne trouve enfin le ton juste au cinéma.

Le film Supergirl 1984 a-t-il eu un Director’s Cut ?

Oui. La version cinéma dure 1h30 et souffre d’un montage chaotique. Le Director’s Cut de Jeannot Szwarc dure 2h18 : les scènes lyriques avec la musique de Jerry Goldsmith ne sont pas tronquées, et le parcours de Kara sur Terre est mieux construit. Une édition 4K est récemment sortie chez l’éditeur ESC en France.