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Le prochain James Bond : trois finalistes pour Denis Villeneuve

Josh O’Connor, Callum Turner et Jack Lowden passent les essais finaux du rôle le plus convoité du cinéma. Décryptage casting.

FIGURANTS.COM · 28 OCTOBRE 2026 · CINÉMA

Vendredi 23 octobre, un studio londonien a fermé ses portes. Pas de tapis rouge, pas de photographes, pas d’affiche géante. Juste une caméra, un fauteuil, un verre d’eau et une poignée de comédiens à qui l’on demande de prononcer six mots devenus un totem planétaire : mon nom est Bond, James Bond. Le casting du prochain James Bond vient d’entrer dans sa phase la plus secrète, et la plus cruelle. Trois noms circulent, aucun n’est encore le bon, et c’est tout le paradoxe d’un rôle que le monde entier regarde sans jamais voir la salle où il se décide.

La presse spécialisée, TheWrap en tête, avance depuis plusieurs jours un trio de finalistes pour succéder à Daniel Craig : Josh O’Connor, Callum Turner et Jack Lowden. Trois Britanniques, trois comédiens d’une trentaine d’années, trois trajectoires qui n’ont presque rien en commun. Amazon MGM Studios n’a confirmé aucun nom, et un quatrième candidat, resté anonyme, serait encore dans la course. Jacob Elordi, un temps cité, ne figurerait pas dans cette dernière ligne droite.

Pourquoi des comédiens plutôt que des stars

C’est le détail qui raconte tout. Pour le rôle le plus exposé du cinéma, les producteurs n’ont pas aligné une brochette de têtes d’affiche à cent millions de dollars. Ils ont retenu des acteurs que le grand public connaît sans toujours savoir les nommer.

Josh O’Connor a été le prince Charles tourmenté de The Crown avant de crever l’écran dans Challengers. Callum Turner a traversé Fantastic Beasts puis la série de guerre Masters of the Air. Jack Lowden, l’Écossais, était un visage de Dunkerque chez Christopher Nolan et porte aujourd’hui Slow Horses sur ses épaules. Aucun n’est une méga-star. Tous sont des comédiens de métier.

Chacun traîne pourtant une ombre différente. O’Connor incarne l’intensité introvertie, ce regard qui en dit trop. Turner a la carrure classique du jeune premier, presque trop évidente pour un rôle qui adore brouiller les pistes. Lowden, lui, mise sur l’ironie froide et la fêlure, cette manière très britannique de sourire quand tout s’effondre. Trois Bond possibles, trois films différents en germe, et c’est précisément ce que les essais doivent trancher.

Ce choix n’a rien d’un hasard. Un James Bond trop célèbre traîne son image comme un boulet, et le personnage se dissout dans la vedette. Un comédien encore malléable, lui, peut disparaître derrière le smoking. C’est exactement la ligne que Figurants.com défend depuis vingt ans : au cinéma, la star vend un ticket, mais c’est le comédien qui tient le plan.

La saga a d’ailleurs bâti sa légende sur ces paris. Sean Connery était un ancien livreur de lait repéré au théâtre, Daniel Craig un acteur jugé trop blond et trop austère au moment de sa nomination, hué avant d’être sacré. Chaque nouveau Bond débarque sous les quolibets, puis finit par imposer son visage comme une évidence. Les trois finalistes le savent : le vrai casting ne s’arrête pas aux essais, il se prolonge pendant cinq ans dans le regard du public.

Nina Gold, l’oeil qui fabrique les légendes

Derrière chaque grand casting, il y a une directrice ou un directeur de casting dont le nom ne s’affiche jamais sur l’affiche. Pour ce nouveau cycle, c’est Nina Gold qui tient le crayon. On lui doit déjà une partie des visages de Game of Thrones, de The Crown ou des films de Mike Leigh. Autant dire une oreille et un regard qui ont façonné une décennie de télévision et de cinéma anglophones.

Les essais filmés, ou screen tests, ne ressemblent pas à une audition de théâtre. On y teste une présence, une voix, une façon d’occuper le cadre, puis la fameuse alchimie avec les partenaires pressentis. Un acteur peut être brillant seul et s’éteindre dès qu’on lui donne la réplique. C’est là que se joue la décision, dans ces heures d’essais que personne ne verra jamais.

Ce travail de l’ombre est le coeur du métier de casting, celui qui précède chaque tournage et chaque appel à figuration pour le cinéma. Avant qu’un seul figurant ne foule le plateau, des dizaines de décisions invisibles ont déjà dessiné le film.

Villeneuve, le cinéaste qui caste comme il cadre

Le nom qui change tout, c’est évidemment celui du réalisateur. Denis Villeneuve, fan revendiqué de la saga depuis l’enfance, hérite des clés de l’écurie. Le Québécois arrive auréolé du triomphe de Dune, dont le dernier chapitre déboule en salles en décembre. Il devra d’ailleurs achever la promotion de Dune 3 avant de se consacrer pleinement à l’agent secret.

Villeneuve ne caste pas par réflexe commercial. Il cherche des visages qui tiennent le silence, des acteurs capables de porter un gros plan de trente secondes sans un mot. Sa grammaire visuelle, faite de plans larges et de temps suspendus, exige des interprètes qui existent dans le cadre plutôt qu’ils ne le remplissent. Les trois finalistes partagent précisément cette qualité : une densité tranquille, une capacité à habiter le vide.

Le scénario est confié à Steven Knight, créateur de Peaky Blinders, pendant qu’Amy Pascal et David Heyman veillent à la production. Un tournage est évoqué pour 2027, une sortie possible en 2028, et les producteurs espèrent nommer leur James Bond avant la fin de l’année. Espèrent, seulement : rien n’est signé.

Et les figurants dans tout ça

Un film de James Bond n’est pas qu’un homme en costume. C’est une machine qui avale des décors entiers, des capitales européennes, des aéroports privatisés, des casinos reconstitués. Et derrière chaque poursuite, chaque gala, chaque foule qui panique, il y a une armée de silhouettes et de figurants recrutés sur place.

Un tournage prévu en 2027, piloté par un cinéaste qui aime les scènes amples, laisse présager des campagnes de recrutement nourries en Europe, et la France fait historiquement partie des terrains de jeu de la franchise. Pour qui rêve de fouler un plateau, l’arrivée d’un nouveau cycle Bond est une promesse concrète, à la manière des grandes productions parisiennes comme la série Lupin, qui mobilisent des centaines de figurants à chaque saison.

C’est le versant que l’on oublie quand on ne parle que du visage sur l’affiche. Le futur 007 fera la une, mais le film, lui, se bâtira avec des milliers d’anonymes dont le nom ne figurera nulle part au générique, et sans qui aucune scène d’ouverture ne tiendrait debout.

Le calendrier d’une annonce à suspense

La mécanique est désormais lancée. Les essais ont débuté à Londres, ils se poursuivent, et la décision pourrait tomber dans les semaines qui viennent. Entre le marketing d’Amazon MGM, l’agenda chargé de Villeneuve et la prudence d’un studio qui joue gros, chaque fuite devient un événement et chaque silence une rumeur.

Le successeur de Daniel Craig entrera dans l’histoire avant même d’avoir tourné un plan. C’est la rançon d’un rôle qui n’appartient à personne et que tout le monde revendique.


Questions fréquentes sur le futur 007

Qui sont les finalistes pour le rôle de 007 ?

Selon la presse spécialisée, trois comédiens britanniques sont en tête : Josh O’Connor, Callum Turner et Jack Lowden. Un quatrième candidat anonyme serait encore en lice. Amazon MGM n’a confirmé aucun nom à ce stade.

Pourquoi Denis Villeneuve réalise-t-il James Bond ?

Parce qu’il est un admirateur de longue date de la saga et qu’Amazon MGM a vu en lui l’auteur capable de relancer la franchise après l’ère Daniel Craig. Son succès sur Dune a achevé de convaincre le studio.

Qu’est-ce que la phase des essais filmés dans un casting ?

Les essais filmés sont des séquences tournées en conditions réelles pour évaluer la présence à l’écran d’un acteur, sa voix, son jeu et son alchimie avec d’éventuels partenaires. C’est l’ultime étape avant le choix définitif.

Quand le nouveau James Bond sera-t-il annoncé ?

Les producteurs espèrent dévoiler leur choix avant la fin 2026, sans garantie. Le tournage est évoqué pour 2027 et une sortie possible en 2028.

Un tournage James Bond recrute-t-il des figurants ?

Oui. Les films de la saga mobilisent des centaines de figurants et de silhouettes sur leurs décors européens. Un nouveau cycle signifie de futures campagnes de recrutement, y compris potentiellement en France.


BANDE-ANNONCE OFFICIELLE