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Casting film En Sursis 2026 : David Jonsson, Tom Blyth et la prison qui a failli appartenir aux Safdie Brothers

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Casting film En Sursis 2026 : David Jonsson, Tom Blyth et la prison qui a failli appartenir aux Safdie Brothers

Un projet dix ans dans le ventre, les frères Safdie, Alien Romulus comme détonateur, Philip Barantini comme producteur. Ce film n’aurait pas dû exister — et c’est exactement pour ça qu’il saisit.

FIGURANTS.COM · 10 AOUT 2026 · CINEMA

Pendant dix ans, un scénario sur la prison britannique moderne a dormi dans un tiroir. Le réalisateur Cal McMau avait déjà choisi son acteur principal — un certain David Jonsson, alors inconnu. Les frères Safdie ont failli porter ce projet à l’écran avant de s’éloigner pour tourner Uncut Gems. Puis Jonsson a joué dans Alien Romulus, est devenu un nom, et soudain tout s’est débloqué. Le casting film En Sursis 2026 est la preuve qu’un projet tenu à bout de bras par l’obstination finit toujours par trouver sa lumière. Reste à comprendre ce qui a forgé ce film — et pourquoi il mérite votre attention avant même sa sortie en France.

Dix ans de gestation : quand Alien Romulus débloque les verrous

Le projet porte le titre anglophone Wasteman — “bon à rien” en argot britannique. Cal McMau en avait posé les fondations il y a une décennie avec les scénaristes Hunter Andrews et Eoin Doran, deux noms inconnus du grand circuit. Le casting de David Jonsson dans le rôle principal date de cette époque. Mais sans notoriété, impossible de lever des fonds.

Pendant ces années de latence, les frères Safdie — Josh et Benny, réalisateurs d’Uncut Gems et de Good Time — ont rejoint le projet, fascinés par son énergie. Ils ont travaillé dessus plusieurs années avant d’abandonner pour mener à bien leur propre vision. Ce n’est pas un abandon ordinaire : les Safdie ont laissé leur empreinte formelle sur le projet, cette tension au cordeau, ces caméras

“très proches des corps, quelque chose d’extrêmement viscéral, d’extrêmement réaliste”

On retrouve dans En Sursis les cadrages serrés et la pression constante qui ont fait la réputation d’Uncut Gems. Une filiation stylistique qui dépasse l’anecdote.

Le second détonateur s’appelle Philip Barantini. Après avoir réalisé Boiling Point et produit la mini-série Adolescence pour Netflix — phénomène culturel majeur au Royaume-Uni en 2025-2026 — il rejoint Wasteman comme producteur. Son arrivée ouvre les portes des financiers. Le film se fait enfin, dix ans après sa conception initiale.

David Jonsson et Tom Blyth : deux astres dans une cellule

La force de ce casting cinéma repose sur une dualité parfaite. David Jonsson incarne Taylor, un homme condamné à quinze ans de prison qui approche de la libération anticipée. Un personnage qui “essaie de disparaître”, selon le critique Merej :

“Dans les prisons, il y a deux façons de s’en sortir — soit tu fermes ta gueule et tu deviens un caïde, soit tu longes les murs. Mais en fait, les deux approches sont extrêmement dangereuses.”

Jonsson, révélé au grand public dans Alien Romulus (2024), démontre ici une capacité à exprimer la survie par le silence, la pression portée en dedans plutôt que projetée au-dehors. Son personnage veut revoir son fils, un adolescent de quatorze ans qu’il n’a connu que bébé. Ce fil narratif émotionnel traverse le film comme une ligne de fuite — une sortie possible, constamment menacée.

Face à lui, Tom Blyth — Coriolanus Snow dans La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur — joue Dee, le nouveau codétenu. Un homme qui “veut prendre le contrôle de la prison, devenir calife à la place du calife”, arrivant avec ses chaussures de sport, ses barres chocolatées faisant l’objet de trafic, une Switch, un smartphone et des contacts à l’extérieur. Blyth y est “démentiel”, d’une présence magnétique qui transforme la relation fraternelle initiale en quelque chose de toxique et de dangereux.

Le reste du casting mêle comédiens britanniques professionnels — Corin Silva, Alex Hassell, Neil Linpow, Paul Hilton — et anciens détenus ayant participé au tournage pour garantir la crédibilité. Ces figures d’arrière-plan qui ont réellement vécu l’incarcération constituent le tissu invisible du film, sa caution réaliste. Dès qu’une réplique sonnait faux, ils intervenaient.

Une prison britannique filmée à vif

Cal McMau et son directeur de la photographie Lorenzo Lévrini ont tourné dans une véritable prison désaffectée au Royaume-Uni. La caméra suit les corps dans des espaces confinés, dans une proximité physique qui ne laisse aucun répit. Ce choix sert un propos contemporain saisissant : En Sursis filme la prison britannique du moment. Les détenus ont des smartphones. Ils tournent des vidéos, capturent des scènes de violence pour asseoir une réputation numérique. Les drones livrent de la drogue par-dessus les murs.

Ce paradoxe structure le film : une prison hyperconnectée où les détenus n’ont jamais été aussi seuls. La bande originale de Matthew Barnes — nappes électroniques, expérimental atmosphérique — accompagne cette tension sourde. Le son lui-même, travaillé par quatre créateurs sonores, est traité “comme un personnage à part entière” : sirènes, mécanismes de serrures, respirations. Tout est exacerbé pour décupler la pression des images.

Philip Barantini, la chaîne Adolescence et la confiance comme carburant

La présence de Philip Barantini au générique n’est pas anecdotique. Après Adolescence — regardée par des dizaines de millions de foyers en France et au Royaume-Uni — son nom porte une garantie de qualité dramatique immédiate. Barantini sait filmer l’enfermement : les espaces qui compriment les personnages jusqu’à la rupture, les tensions sociales qui se cristallisent dans des huis clos.

En Sursis est son pendant carcéral littéral. Le résultat a été salué par la presse internationale : 100% sur Rotten Tomatoes, 7,2 sur IMDb, prix du meilleur premier film aux British Independent Film Awards pour Cal McMau.

En France, le film est annoncé prochainement en salle sur AlloCiné. Pour les professionnels du casting et de la figuration cinéma, ce film représente un cas d’école : l’intégration d’anciens détenus comme figurants experts au service d’une crédibilité documentaire rarissime dans le cinéma de fiction.

FAQ — En Sursis 2026

Pourquoi le film En Sursis a-t-il mis dix ans à se faire ?

En Sursis est resté bloqué pendant une décennie en raison du manque de notoriété de David Jonsson à l’époque du développement. Le succès dans Alien Romulus (2024) a débloqué le financement. Philip Barantini, fort du succès d’Adolescence sur Netflix, a ensuite rejoint le projet comme producteur.

Qu’est-ce que le film En Sursis raconte ?

En Sursis suit Taylor (David Jonsson), un détenu approchant de la libération anticipée après quinze ans de prison. L’arrivée d’un codétenu charismatique et dangereux (Tom Blyth) va tout faire basculer dans un environnement carcéral ultra-moderne — drones, smartphones, réseaux sociaux derrière les barreaux.

Qui sont les acteurs principaux du film En Sursis 2026 ?

David Jonsson (vu dans Alien Romulus) joue Taylor et Tom Blyth (Coriolanus Snow dans Hunger Games) joue Dee. Le casting inclut aussi Corin Silva, Alex Hassell, Neil Linpow et Paul Hilton, ainsi que d’anciens détenus dans des rôles de figuration.

Quel est le lien entre En Sursis et Adolescence Netflix ?

Philip Barantini, réalisateur et producteur de la série Adolescence sur Netflix, a produit En Sursis. Son soutien a permis de débloquer le financement après dix ans de développement. Les deux oeuvres partagent la même façon de filmer l’enfermement : espaces confinés, pression constante, personnage écrasé de toute part.

En Sursis sort-il en France en 2026 ?

En Sursis, titre français de Wasteman, est annoncé prochainement en salles en France d’après AlloCiné. La date précise reste à confirmer, mais la connexion avec Adolescence constitue un argument commercial fort pour le distributeur français.