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Casting Robin des Bois 2026 : Hugh Jackman, Jodie Comer et la mort d’un mythe selon A24

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Casting Robin des Bois 2026 : Hugh Jackman, Jodie Comer et la mort d’un mythe

Le film de Michael Sarnoski sorti le 1er juillet 2026 déconstruit le mythe médiéval avec une distribution inédite. Distribué par A24.

FIGURANTS.COM · 7 JUILLET 2026 · CINÉMA

Parmi les vieilles ballades du XIVe siècle que les troubadours anglais colportaient de village en village, l’une d’elles raconte comment Robin des Bois finit par mourir dans un prieuré, saigné par une nonne. Pas de foule en liesse. Pas de victoire. Juste un homme qui se vide de son sang sur un lit de pierre froide, loin de la forêt de Sherwood, loin de toute épopée.

Et pour cette vision sombre, la formation de ce casting ne s’est pas décidée dans un bureau de studio : elle s’est scellée dans un bar de Manhattan, entre deux hommes qui partageaient exactement la même lecture du mythe. A24 distribue. Metropolitan FilmExport pour la France. Vingt millions de dollars de budget. Trente jours de tournage en Irlande du Nord.


Hugh Jackman fait le premier pas

Dans la plupart des castings hollywoodiens, le studio impose. Ici, c’est l’acteur qui a tendu la main. Hugh Jackman, grand admirateur du premier long métrage de Sarnoski — Pig (2021), dans lequel Nicolas Cage incarnait un chasseur de truffes parti en guerre pour retrouver sa truie —, a demandé à lire le scénario après en avoir entendu parler par le producteur Aaron Ryder.

La rencontre a lieu dans un bar, à quelques rues de chez eux tous les deux, dans Manhattan. Jackman et Sarnoski partagent immédiatement la même lecture du personnage : Robin des Bois n’est pas un héros. Il est un tueur en quête de rédemption, un homme dont la violence a laissé des cicatrices bien réelles chez ceux qu’il a croisés. Merej, critique de cinéma qui a chroniqué le film dès sa sortie française, formule le contrat avec précision :

« Tu t’attends à Logan mais tu t’attends pas à ça. Tu t’attends pas à un truc qui te rentre dans le cœur avec une telle puissance. »

La comparaison avec Logan (2017) n’est pas anodine. Dans ce film, Jackman offrait à Wolverine une sortie crépusculaire, loin des capes et des explosions — un vieux mutant usé, qui mourait en protégeant quelqu’un. Ici, le registre est similaire dans l’intention, mais radicalement différent dans la forme : Robin ne meurt pas en héros. Il ne meurt pas du tout de façon rédemptrice. Et c’est précisément ce qui donne à Jackman l’espace pour offrir, selon Merej, « une prestation hors norme ».


Michael Sarnoski, l’homme qui dompte les anti-héros

Avant On l’appelait Robin des Bois, Michael Sarnoski avait signé Pig et Alien : Romulus. Deux films traversés par le même fil : des personnages qui refusent la rédemption facile, des hommes dont la violence est inséparable de leur tendresse. On l’appelait Robin des Bois est le projet d’une vie. Sarnoski le développe depuis des années, fasciné par cette ballade médiévale dans laquelle Robin mourait dans un prieuré, saigné par une nonne. L’idée centrale est radicale : ne pas raconter une aventure héroïque, mais explorer les tout derniers jours d’un homme qui n’est plus rien d’autre qu’un vieux corps usé luttant contre sa propre conscience.

Merej décrit le résultat avec une franchise caractéristique :

« Il déconstruit le mythe de Robin des Bois en profondeur. Il prend vraiment le mythe à bras-le-corps, il le dégomme, il le détruit, il le met en pièce, il le ruine. »

Ce n’est pas une relecture timorée. Robin des Bois, dans ce film, est peut-être le méchant de sa propre histoire. Les descendants de ceux qu’il a tués viennent se venger. Les personnages légendaires de la légende changent de nom, d’identité, d’apparence, pour survivre. La forêt de Sherwood n’est plus un sanctuaire. C’est un piège. Et Robin est l’homme qui l’a construit.

Le prochain chantier de Sarnoski : l’adaptation pour A24 du jeu vidéo Death Stranding de Hideo Kojima. Autant dire que le réalisateur ne cherche pas la facilité.


Jodie Comer en Sœur Brigid, Bill Skarsgård en Petit Jean : un casting à contre-emploi

Le casting de On l’appelait Robin des Bois fonctionne précisément parce qu’aucun de ses membres n’est là pour rassurer. Jodie Comer — révélée par Killing Eve, consacrée par The Last Duel de Ridley Scott — incarne Sœur Brigid, la femme mystérieuse qui recueille Robin après qu’il a été laissé pour mort. C’est elle, la figure de la nonne-sorcière décrite dans la ballade médiévale originale. Son rôle reste délibérément ambigu : protectrice ou complice de sa fin ? Comer n’a jamais joué de personnages simples, et Sarnoski n’en a jamais écrit.

Bill Skarsgård — Pennywise dans Ça, Kro dans Eternals — joue Petit Jean, le compagnon fidèle de Robin. Mais là encore, Sarnoski déconstruit : Petit Jean n’est pas le géant jovial de la légende. Il a changé de nom, changé d’apparence. Il survit. Murray Bartlett — révélation de The Last of Us et The White Lotus — incarne Le Lépreux, personnage qui n’a rien à voir avec les représentations habituelles du genre médiéval. Noah Jupe, l’un des jeunes talents les plus réguliers de A24 depuis A Quiet Place, complète le quatuor principal.

Merej note que « tout le casting est incroyable », et que la cohérence d’ensemble dépasse largement ce à quoi on pourrait s’attendre pour un film à 20 millions de dollars. Costumes. Décors. Lieux choisis en Irlande du Nord. Une folie maîtrisée.


Vingt millions de dollars pour déconstruire une légende

Le budget de The Death of Robin Hood est l’un des détails les plus révélateurs du projet. Vingt millions de dollars pour un film médiéval épique — une fraction de ce que dépense un studio traditionnel pour ce genre de production. A24 a toujours fonctionné ainsi : confiance totale dans la vision du réalisateur, budget resserré, résultat souvent plus marquant que ses concurrents dix fois mieux dotés.

Pat Scola, le directeur de la photographie — qui a également signé Sing Sing (2024) —, photographie le film sur pellicule, en anamorphique. Chaque plan est composé pour durer. Merej décrit une photographie « à la manière de Ridley Scott premières années », avec de la fumée, de la brume, une dimension quasi documentaire. La lumière diffuse d’Irlande du Nord devient un personnage à part entière.

La musique, décrite comme « fantomatique », souligne la noirceur d’un récit qui ne cherche jamais la catharsis facile. Robin lutte contre ses démons, contre ses fantômes, contre sa moralité. La question centrale du film est posée dans le deuxième acte et ne reçoit jamais de réponse simple :

« Robin des Bois lutte contre ses démons, contre des fantômes, contre sa moralité quelque part. C’est sa moralité qui vient le grignoter à la fin de sa vie. Il est en quête de rédemption. Mais est-ce qu’on peut vraiment accéder à la rédemption quand on a… »

La phrase reste suspendue. C’est là toute la force du film.


La figuration médiévale, art de précision

Les tournages de films médiévaux reposent en grande partie sur des figurants et silhouettes capables de recréer des atmosphères de masse sans briser l’illusion. En Irlande du Nord, les 30 jours de tournage d’On l’appelait Robin des Bois ont mobilisé des équipes de figuration locale habituées aux grandes productions — Game of Thrones a longtemps été tourné dans la région — pour peupler des scènes de marché, des cortèges, des combats de foule.

Pour les figurants qui souhaitent participer à ce type de productions épiques, les offres de castings cinéma de Figurants.com référencent régulièrement des tournages historiques en Europe. Les productions médiévales en Irlande ou en République tchèque offrent des opportunités spécifiques : costumes d’époque pris en charge, cachet journalier, ambiance de plateau unique. Consulter les actualités de Figurants.com permet de ne manquer aucune ouverture — comme cet article sur le casting Evil Dead Burn de Sébastien Vaniček, un autre exemple de cinéaste européen qui bouleverse les codes d’un genre.


FAQ — On l’appelait Robin des Bois (The Death of Robin Hood)

Qu’est-ce que On l’appelait Robin des Bois film 2026 ?

On l’appelait Robin des Bois (The Death of Robin Hood) est un film d’action et de thriller médiéval réalisé par Michael Sarnoski, distribué par A24, sorti en France le 1er juillet 2026. Il suit Robin des Bois vieillissant, hanté par ses crimes, cherchant la rédemption dans ses derniers jours dans un prieuré d’Irlande du Nord.

Qui joue Robin des Bois dans On l’appelait Robin des Bois ?

C’est Hugh Jackman qui incarne Robin des Bois. L’acteur a lui-même sollicité Michael Sarnoski après avoir entendu parler du projet via le producteur Aaron Ryder, grand admirateur de Pig (2021).

Qui joue Jodie Comer dans The Death of Robin Hood ?

Jodie Comer incarne Sœur Brigid, la femme mystérieuse qui recueille Robin des Bois après qu’il a été laissé pour mort. Un rôle ambigu, à la croisée de la protectrice et de la figure de la mort.

Pourquoi Hugh Jackman a-t-il choisi ce film après Wolverine ?

Jackman cherche depuis Logan des rôles de héros crépusculaires, usés par la violence de leur passé. On l’appelait Robin des Bois lui offre précisément cela : un personnage brisé, moralement ambigu, dont la grandeur n’est plus certaine. Les deux hommes ont partagé immédiatement la même vision du mythe lors de leur rencontre.

Quand sort On l’appelait Robin des Bois en France ?

Le film est sorti en France le 1er juillet 2026, distribué par Metropolitan FilmExport. Il avait été présenté en avant-première mondiale au 73e Festival du Film de Sydney le 12 juin 2026, avant sa sortie américaine le 19 juin.

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