Le lien cinéma et écologie est-il possible ?

Date de publication: 01 Décembre 2020
  • Adresse: France


Les productions cinématographiques plébiscitent la nécessité d’intégrer l’écologie au sein de la profession. Une alliance au sein des tournages ainsi qu’une sensibilisation aux produits écoresponsables deviennent dorénavant indispensables.


Le cinéma n’a jusqu’à présent que très rarement montré sa détermination à préserver l’environnement. Déplacements des stars en avion, mise au rebu des décors à la suite d’une ultime utilisation, consommations d’énergie excessive. Des chiffres qui effraient le monde de l’audiovisuel.


Pour répondre à ce fléau, certaines structures ont été mises en place depuis quelques années, (interreg, green screen pour l’union Européenne, le collectif ecoprod en France) ont planifié des programmes d’aide aux moyens encore très restreints à l’heure actuelle. Le sujet est pourtant pris très au sérieux par le président du centre national du cinéma et de l’image animée qui en fait un centre stratégique et prioritaire.


Dominique Boutonnat a d’ailleurs annoncé en septembre, la mise en place d’une équipe d’experts en la question, ces mesures devraient être applicables en 2021. A l’heure actuelle, seule la région Ile De France, attribue des encouragements financiers aux tournages propres.


Plusieurs initiatives sont à mettre en lumière, Nicolas Vanier, ainsi que les producteurs de bonne pioche (la marche de l’empereur) ont tourné « poly » dans cet objectif. « J’ai travaillé avec tous les chefs de poste pour réduire l’empreinte écologique du tournage. Nous avons poussé le curseur assez loin en supprimant la distribution de bouteilles d’eau en plastique, ou les voyages en avion. Nous avons fait appel à une économie locale, en choisissant pour notre cantine, des producteurs bio locaux qui n’avaient pas travaillé pour le cinéma auparavant. Pour le plus grand bonheur de l’équipe d’ailleurs, qui n’a jamais aussi bien mangé » déclare le réalisateur.


Mathieu Delahousse, régisseur général sur le film, s’est évertué à promouvoir ce changement en créant secoya éco tournage avec Charles Gachet-Dieuzeide. Avec pour ambition de créer une charte et conseiller les professionnels afin d’accorder la transition écologique des productions. « Il ne s’agit pas d’influer sur deux poubelles ou trois gobelets, mais d’envisager la production entière en la verdissant dès sa conception, non pas tant sur la seule empreinte Carbone que sur l’impact écologique global. Envisager les coûts, mais surtout les économies qui peuvent en découler ».


A quoi bon désormais, transporter des bonbonnes d’eau à l’autre bout de la France jusqu’au lieu de tournage, plutôt que de solliciter des fournisseurs locaux.


Secoya eco-tournage est déjà intervenu sur une quarantaine de projets de cinéma et de télévision en un peu plus de deux ans d’existence afin d’envisager et ce, dès la préproduction, le recyclage des matériaux utilisés, pour les décors par exemple. « Notre travail sur la série (Baron Noir) pour canal plus a fait office de déclencheur afin d’intégrer des solutions vertes poursuit Mathieu Delahousse.


Cela peut passer par la réduction des produits à usage unique, recentrer un tournage sur les ressources locales, mais aussi trouver d’autres solutions dans la création au quotidien. Sur « poly », une scène nécessitait un hélicoptère. Nous avons décidé de tourner le plan comprenant les acteurs avec des ventilateurs, puis de filmer l’hélicoptère sur sa base, en


ajoutant finalement l’appareil numériquement à l’image » La pandémie de covid 19, n’a pour l’instant pas encore signé l’arrêt du tout plastique qui permettrait d’éviter toute contamination. On observe cependant des changements du comportement avec un protocole toujours plus écologique.
(Nettoyage renforcé du matériel ou de la vaisselle, emploi de gourdes personnelles pour les membres de l’équipe, etc……)

Cette vague écoresponsable, touche même Hollywood, où, désormais certaines grosses productions, (le prochain « spider man ») par exemple, sont gendarmées écologiquement jusque sur leurs plateaux. »



Symbole de cette révolution, dans le film « Mourir peut attendre » qui doit sortir au printemps 2021 James Bond devra intervenir dans son Aston Martin… électrique.


 


 



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