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Film Bane et Deathstroke dans le DCU : le casting impossible de James Gunn

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Film Bane & Deathstroke dans le DCU : le casting impossible de James Gunn

Deux super-vilains, zéro héros, un seul pari : DC Studios pousse ses limites avec le projet le plus audacieux de sa nouvelle ère.

FIGURANTS.COM  ·  9 JUIN 2026  ·  CINÉMA

Il y avait ce masque. Ce masque qui cachait la moitié inférieure du visage et qui contraignait Tom Hardy à tout jouer avec les yeux, avec les épaules, avec la façon dont il occupait l’espace dans chaque scène de The Dark Knight Rises. C’était en 2012, et cette performance demeure l’une des plus remarquables de l’histoire récente du cinéma de super-héros. Pourtant, selon les connaisseurs des comics, ce n’était pas vraiment Bane. C’était une réinterprétation brillante, taillée pour la vision de Christopher Nolan, très éloignée du personnage source. Plus de dix ans ont passé. James Gunn repart de zéro avec le DCU, et son projet le plus audacieux n’implique ni Superman, ni Batman. Ce film Bane Deathstroke James Gunn DCU n’existe, pour l’instant, que comme une idée qui inquiète et fascine à égale mesure.

Le pari de DC Studios : deux vilains, zéro héros

DC Studios avance à pas comptés depuis le succès de Superman en 2025. Clayface est attendu, Supergirl doit confirmer. Mais dans les couloirs de la production, un projet circule qui n’entre dans aucune case habituelle : un long-métrage centré sur deux super-vilains partageant l’écran, sans héros pour les affronter.

« Deux vilains, zéro héros. C’est le projet »

Et si cette production voit le jour, ce pourrait être l’une des oeuvres les plus singulières que le cinéma de comic book ait livrées depuis longtemps.

Le scénario est confié à Matthew Orton, qui a travaillé sur la série Moon Knight pour Marvel. Greg Berlanti est cité comme réalisateur favori, ce qui constitue un choix surprenant de prime abord : son oeuvre inclut des comédies comme Superbad et Adventureland, des registres a priori éloignés de la violence que Bane et Deathstroke incarnent. Mais Berlanti a également réalisé des épisodes de Peacemaker, ce qui signifie qu’il a déjà navigué dans l’univers de James Gunn, avec ce mélange d’humour noir, de violence réelle et d’émotion qui caractérise la nouvelle ère DC. Ce n’est pas une incompatibilité. C’est peut-être exactement ce dosage qu’exige un long-métrage de vilains.

James Gunn a déjà prouvé qu’il savait faire fonctionner ce format : The Suicide Squad était un long-métrage entièrement peuplé de personnages condamnables, et il a fonctionné précisément parce qu’il leur accordait une humanité réelle. La difficulté ici, c’est que Bane et Deathstroke appartiennent à une catégorie plus sombre encore. Ce ne sont pas des anti-héros comiques. Ce sont des adversaires redoutables, des figures qui ont brisé des gens. Les asseoir ensemble et demander au public de les trouver intéressants relève d’un défi narratif et de casting cinéma de très haut niveau.

Bane : le vilain que le cinéma n’a jamais su caster

Bane est apparu pour la première fois dans Batman : Vengeance of Bane en janvier 1993. Il est né emprisonné sur l’île caribéenne de Santa Prisca, élevé dans la prison de Peña Duro, fils du criminel King Snake. Il devient cobaye d’un super-stéroïde appelé le Venom, qui décuple ses capacités physiques et mentales. Il s’échappe, gagne Gotham, et démantèle méthodiquement Batman avant de lui briser littéralement le dos dans le célèbre arc Knightfall. Ce n’est pas un brute. C’est un tacticien, un survivant, l’un des rares vilains de la galerie de Batman à l’avoir véritablement vaincu.

Ce que le cinéma a fait de lui est une histoire à la fois fascinante et frustrante. La première apparition notable remonte à Batman et Robin en 1997, réalisé par Joel Schumacher. Bane y est un valet musclé et sans cervelle au service de Poison Ivy, réduit à grogner dans des scènes où il ne dispose d’aucune des ressources intellectuelles qui définissent pourtant le personnage dans les comics. Une catastrophe. Pendant des années, cette version a coloré la perception du grand public, laissant Bane dans l’ombre de vilains mieux servis à l’écran.

Puis vint Tom Hardy dans The Dark Knight Rises. Là, le renversement fut total. Hardy a fait quelque chose de remarquable : transmettre la menace, la puissance physique et l’intelligence presque uniquement à travers ses yeux et son langage corporel, le masque couvrant la moitié inférieure de son visage pendant tout le film. Ce Bane-là était une figure révolutionnaire, un militant qui ne voulait pas seulement vaincre Batman mais briser l’âme de Gotham avant de la détruire. Il commandait chaque scène. Mais c’était une réinterprétation façonnée pour la vision politique très particulière de Nolan.

« La version des comics, celle du génie violent qui se considère comme l’héritier légitime d’une enfance brutale, n’a jamais véritablement atteint l’écran dans toute sa complexité. »

Ce projet DC peut changer cela.

Le défi du casting pour ce projet DC Studios est donc immense : écrire la définition manquante du personnage. Mais elle exige un comédien hors norme, capable de porter à la fois la dimension physique écrasante et une subtilité dramatique d’une précision rare. L’ombre de Hardy est longue, et le nouveau DCU devra soit l’assumer pleinement, soit trouver une voie radicalement différente.

Deathstroke : l’occasion manquée qui revient

Slade Wilson, alias Deathstroke, a été créé par Marv Wolfman et George Pérez, faisant ses débuts dans New Teen Titans en 1980. Ancien soldat de l’armée américaine, il a subi une expérience de super-soldat qui a porté ses capacités physiques et mentales à des niveaux quasi-surhumains. Devenu mercenaire, il est l’un des assassins les plus dangereux de l’univers DC. Son histoire est profondément personnelle : une vendetta contre les Teen Titans née de la mort de son fils aîné Grant, et ses deux autres enfants, Joseph et Rose, qui finissent par rejoindre ses ennemis. Il a affronté Batman, la Justice League, Green Arrow, Dick Grayson. Dangereux, complexe, porteur de cette ambiguïté morale qui fonctionne si bien dans le cinéma de genre contemporain.

Joe Manganiello l’a incarné dans le Snyderverse, et il était visuellement impeccable, dans une scène post-générique de Justice League où Lex Luthor lui proposait de former ce qui ressemblait à une Légion du Mal. La promesse était là. Ben Affleck avait d’ailleurs développé un projet de film solo Batman entièrement construit autour de Deathstroke comme antagoniste central, une vendetta personnelle contre le Chevalier Noir qui aurait pu donner quelque chose de fort et d’intime. Ce film n’a jamais vu le jour. Affleck est parti, le Snyderverse s’est effondré, et le grand moment cinématographique de Deathstroke s’est évaporé avant de prendre forme.

Le résultat est presque incroyable : Deathstroke, malgré des décennies de présence dans les comics, une base de fans solide, une richesse dramatique immense et une excellente incarnation dans la série Titans sur petit écran, n’a jamais eu droit à un vrai long-métrage. DC Studios peut changer cela. Cette fois, ce n’est pas un rôle secondaire : c’est la tête d’affiche, avec un partenaire à sa hauteur.

Un duo électrique, une alchimie de casting à construire

Ce qui rend ce projet si intrigant, c’est la dynamique potentielle entre ces deux personnages. En surface, deux hommes très physiques, brillants, profondément dangereux. Mais ils viennent de lieux radicalement différents.

« Bane est façonné par l’isolement, la survie, une rage née d’un monde qui l’a traité comme une chose jetable. Deathstroke est façonné par la discipline, la trahison, un sens déformé de l’honneur personnel et de l’orgueil professionnel. »

Bane veut prouver qu’il ne peut pas être brisé. Deathstroke veut prouver qu’il est le meilleur dans ce qu’il fait. Ce ne sont pas les mêmes motivations, et dans un scénario bien construit, la friction entre ces deux visions du monde pourrait produire quelque chose d’électrique.

La question du casting de ce film Bane Deathstroke James Gunn DCU reste entière. Aucun nom n’a filtré à ce jour, et c’est précisément là que le projet concentre toute sa tension. Trouver un acteur pour Bane qui ne soit pas dans l’ombre de Hardy suppose soit une prise de risque audacieuse sur un nom méconnu, soit un contre-emploi radical sur un comédien établi. Pour Deathstroke, il faut quelqu’un capable de jouer la froideur professionnelle et la blessure familiale dans la même respiration, sans que l’une n’écrase l’autre.

Le DCU de Gunn a déjà surpris sur Superman, plaçant David Corenswet dans un rôle où la sincérité primait sur tout le reste. La logique pourrait s’appliquer ici : deux acteurs dont on n’attend pas forcément cette gamme, et qui la délivrent précisément parce que personne ne les a vus venir. C’est le type de casting que Gunn affectionne. C’est aussi le plus risqué. Comme les récents choix de DC Studios l’ont montré, les surprises sont désormais la règle plutôt que l’exception dans ce nouvel univers.

DC a toujours eu une réputation pour ses vilains iconiques. Pour chaque Heath Ledger en Joker ou Tom Hardy en Bane, il y a eu des occasions manquées, des personnages réduits à des accessoires visuels plutôt que traités comme des figures dramatiques à part entière. Un long-métrage construit de fond en comble autour de ces deux super-vilains demanderait au public de s’asseoir avec deux personnages qui commettent des actes terribles et de les trouver intéressants quand même. C’est difficile à réussir. Mais quand cela fonctionne, cela produit du cinéma mémorable.

Le DCU est à un point où les paris audacieux sont nécessaires. Superman est l’ancre, et l’univers prend lentement forme, mais ce projet de James Gunn avec Bane et Deathstroke pourrait être celui qui signale le plus clairement ce que cette nouvelle version de DC est réellement prête à faire. Audacieux. Décomplexé. Peut-être même définitif.

Questions fréquentes

Pourquoi le casting de Bane est-il si difficile dans le DCU ?

Bane exige un acteur capable d’allier masse physique intimidante et intelligence froide de stratège. Tom Hardy a établi une référence écrasante en 2012. Le DCU doit trouver quelqu’un qui incarne le personnage des comics, plus complexe encore, sans tomber dans la caricature ni dans l’imitation.

Qu’est-ce que le film Bane et Deathstroke de James Gunn ?

Il s’agit d’un projet en développement chez DC Studios, supervisé par James Gunn et Peter Safran. Le scénario est confié à Matthew Orton, ancien de la série Moon Knight chez Marvel. Ce long-métrage réunirait deux des super-vilains les plus emblématiques de DC Comics dans une histoire centrée uniquement sur eux, sans héros principal.

Joe Manganiello reprendra-t-il le rôle de Deathstroke dans le DCU ?

Non. Le DCU de James Gunn repart de zéro, abandonnant le Snyderverse. Joe Manganiello avait incarné Deathstroke dans la scène post-générique de Justice League en 2017, mais ce casting appartient à une continuité abandonnée. Un nouveau comédien sera choisi pour le DCU.

Pourquoi James Gunn est-il bien placé pour un film de super-vilains ?

Gunn a déjà prouvé avec The Suicide Squad qu’il savait rendre des personnages moralement condamnables à la fois fascinants et humains. Un film centré sur Bane et Deathstroke prolonge naturellement cette approche, en poussant encore plus loin le refus du schéma héros/vilain traditionnel.

Quels acteurs pourraient jouer Bane et Deathstroke dans le DCU ?

Aucun nom officiel n’a été annoncé. Le casting de Bane nécessitera un acteur imposant physiquement mais d’une subtilité dramatique rare. Pour Deathstroke, un comédien capable d’incarner un mercenaire à l’ambiguïté morale profonde, entre froideur professionnelle et tragédie familiale.