Casting Robin des Bois 2026 : Hugh Jackman en outlaw brisé, A24 déconstruit la légende
On l’appelait Robin des Bois de Michael Sarnoski : un thriller médiéval en pellicule 35mm, tourné en Irlande du Nord, avec Jodie Comer et Bill Skarsgård
Une boue ancienne. Une flèche plantée dans un corps qui a trop duré. Une silhouette qui cherche, au seuil de la mort, ce que soixante ans de rapines et de combats n’ont jamais pu lui donner : la paix.
On l’appelait Robin des Bois (The Death of Robin Hood), sorti aux États-Unis le 19 juin 2026 et attendu en France le 1er juillet, n’est pas une aventure. C’est une autopsie. Le casting Robin des Bois 2026 rassemblé par Michael Sarnoski pour A24 repose sur une idée simple et radicale : filmer la légende à l’endroit où elle fait le plus mal. Près de 300 000 vues en deux jours sur la critique de Jeremy Jahns, l’un des commentateurs cinéma les plus suivis de YouTube : signal rare qu’un sujet touche quelque chose de profond dans l’inconscient collectif cinéphile.
Robin Hood ne meurt pas d’une flèche ennemie. Il meurt de lui-même.
Hugh Jackman : l’homme qui a couru après ce rôle
Il y a une ironie dans le parcours de Hugh Jackman jusqu’à ce projet. Dix-sept ans dans la peau de Wolverine, un personnage immortel, régénérateur, incapable de vieillir, et voilà qu’il choisit d’incarner un homme que ses propres crimes ont condamné.
Ce n’est pas le studio qui a appelé Jackman. C’est Jackman qui a appelé Sarnoski. Grand admirateur de Pig (2021), ce film de Nicolas Cage sur un chef cuisinier ermite face à son passé, l’acteur a demandé via le producteur Aaron Ryder à lire le scénario. Les deux hommes se sont rencontrés dans un bar de Manhattan, à quelques rues de chez eux. Ils ont partagé immédiatement la même vision d’un Robin des Bois vieillissant, las, hanté par chacun de ses meurtres.
Hugh Jackman est aussi producteur du film. Ce n’est pas un détail : il a mis sa réputation dans l’entreprise, pas seulement son nom.
« Grand admirateur de Pig, l’acteur a demandé à lire le scénario après en avoir entendu parler par le producteur Aaron Ryder. Les deux hommes se sont rencontrés dans un bar de Manhattan, à seulement quelques rues de chez eux. »
Le résultat : un personnage interdit aux moins de 12 ans en France, filmé en pellicule 35mm sur les falaises et landes d’Irlande du Nord, dont chaque plan respire l’épuisement moral plutôt que l’héroïsme. La figuration cinéma convoquée pour les scènes de bataille à Belfast Harbour Studios mesure l’ampleur de la reconstitution médiévale : des centaines de comédiens et de silhouettes, des armures, de la boue, des chevaux.
Jodie Comer : de Villanelle au prieuré
Elle a été l’une des tueuses à gages les plus fascinantes de la télévision mondiale. Elle a joué Jeanne d’Arc à Broadway et Priscille pour Ridley Scott. Aujourd’hui, Jodie Comer incarne Sœur Brigid, prieure d’un couvent isolé, la femme qui recueille un Robin des Bois laissé pour mort et lui offre une dernière chance de rédemption.
Ce renversement est total. Villanelle tuait avec élégance et ironie. Sœur Brigid sauve avec une conviction froide. Comer n’a pas cherché à adoucir le personnage : dans On l’appelait Robin des Bois, la prieure n’est pas une sainte. Elle a ses propres raisons d’offrir asile à cet homme.
Michael Sarnoski a toujours aimé les personnages définis par ce qu’ils ont perdu. Dans Pig, Nicolas Cage portait le deuil de sa femme et de sa truffe. Ici, Comer incarne le deuil d’une communauté. L’une et l’autre de leurs solitudes se parlent à travers un langage que le cinéma d’action ordinaire n’emprunte jamais.
Son jeu, elliptique, réservé, traversé d’éclairs, est ce qui fait tenir l’ensemble du film. Variety parle d’un personnage habité d’une conviction froide. C’est précisément cela.
Bill Skarsgård : entre Pennywise et Petit Jean
Le nom de Bill Skarsgård dans le casting a surpris plus d’un observateur. Pennywise dans IT (2017 et 2019), Karl Urban dans Boy Kills World (2024) : Skarsgård est devenu l’homme à qui Hollywood confie ses monstres.
Ici, il joue Petit Jean. Le plus fidèle compagnon de Robin. Celui qui ne l’a jamais abandonné. C’est un choix contre-intuitif et parfait. Petit Jean a toujours été présenté dans les adaptations populaires comme un géant bonhomme, presque comique. Skarsgård en fait autre chose : un homme qui a consacré sa vie à un ami coupable et qui porte cette loyauté comme un fardeau. La fidélité peut être une forme de complaisance dans le mal. Le film n’esquive pas cette question.
Murray Bartlett (The White Lotus, The Last of Us) joue Le Lépreux, figure de la marginalité qui traverse le film comme un spectre. Noah Jupe incarne Arthur, un jeune homme en quête de vengeance dont le destin croise celui de Robin aux pires moments. Faith Delaney complète le casting dans le rôle de la petite Marguerite, enfant dont le père a été tué et autour de qui se cristallise la question de la transmission de la violence.
Michael Sarnoski et la trajectoire vers l’obscur
Il a débuté avec Pig (2021), budget de 3 millions de dollars, sortie quasi confidentielle, consécration critique immédiate. Il a ensuite réalisé A Quiet Place : Jour 1 (2024) pour Paramount, son entrée dans le cinéma de franchise à grand spectacle. Et maintenant On l’appelait Robin des Bois, acquisition d’A24 lors du Marché du Film de Cannes 2024, dans une situation très compétitive.
La trajectoire de Michael Sarnoski est celle d’un cinéaste qui avance à rebours de la logique de carrière hollywoodienne : après le grand spectacle, il choisit l’intime et le sombre. Le film, écrit et réalisé par lui-même d’après une ballade anonyme du XIVe siècle, est tourné en 35mm. La photographie de Pat Scola donne aux paysages d’Irlande du Nord une texture presque documentaire.
La musique de Jim Ghedi, chanteur-compositeur de Sheffield connu pour ses mélodies folk mélancoliques, achève de placer le film hors des codes du genre. Pas de fanfare. Des cordes grêles sous la pluie.
« Michael Sarnoski ne voulait pas raconter une nouvelle aventure héroïque de Robin des Bois, mais explorer ses derniers jours. L’idée lui est venue d’une ancienne ballade du XIVe siècle évoquant la mort du hors-la-loi dans un prieuré. »
Les comparaisons avec Impardonnable (Clint Eastwood, 1992) s’imposent d’elles-mêmes : la même manière d’examiner un héros populaire sous l’angle de sa culpabilité, la même réticence à toute catharsis facile. Le western a produit son chef-d’oeuvre du désenchantement. Le cinéma médiéval vient peut-être d’en trouver un aussi.
Tournage en Irlande du Nord : la légende prend corps sur la pellicule
De février à mars 2025, la production a investi le nord-est de l’Irlande. Belfast Harbour Studios pour les intérieurs, les salles du prieuré et les espaces de combat. Silent Valley, Glenram et la baie de Murlough pour les extérieurs : ces paysages de landes et de falaises que les amateurs de cinéma connaissent comme les décors nord-irlandais de Game of Thrones.
Le film a été salué par le Northern Ireland Executive Office comme « un soutien significatif pour l’industrie locale ». Les figurants et techniciens locaux ont participé en nombre à la reconstitution médiévale, un circuit économique qui bénéficie directement aux professionnels du secteur. Ce type de grande production internationale rappelle combien les tournages de studio génèrent des opportunités concrètes de casting et de figuration dans les régions d’accueil.
Le tournage était bouclé fin mars 2025. La postproduction chez Yellowmoon, à Holywood, County Down, a duré jusqu’au début de l’année 2026. Le 35mm impose ses contraintes, sa lenteur, ses coûts : cela dit quelque chose de l’ambition artistique du projet.
A24 et la déconstruction des mythes populaires
Il y a un pattern chez A24 : acquérir les projets que les majors refusent parce qu’ils ne rentrent dans aucune case. Hereditary. Midsommar. Everything Everywhere All at Once. Chaque fois, un sujet difficile, un casting non commercial, un pari sur l’exigence du spectateur.
On l’appelait Robin des Bois s’inscrit dans cette logique. La légende de Robin Hood est un matériau tellement usé, des aventures d’Errol Flynn (1938) à Kevin Costner (1991) en passant par Russell Crowe (2010), qu’il fallait une audace particulière pour la reprendre. A24 l’a acquise au Marché du Film de Cannes 2024 dans une situation compétitive. La compagnie a vu dans ce projet exactement ce qu’elle cherche : une réinterprétation qui renverse le mythique pour en faire quelque chose de viscéralement humain.
En France, le film sort le 1er juillet 2026 sous le titre On l’appelait Robin des Bois, distribué par Metropolitan FilmExport. Durée : 2h02. Classification : interdit aux moins de 12 ans avec avertissement. Rotten Tomatoes affiche 69% sur 86 critiques. Certains reprochent un rythme méditatif trop exigeant ; d’autres y voient exactement la densité qu’un tel sujet réclamait.
La légende fait rarement de bonnes affaires en juin. Mais elle dure toujours plus longtemps que les blockbusters d’été.
Questions fréquentes sur On l’appelait Robin des Bois
Pourquoi Hugh Jackman a-t-il choisi le rôle de Robin des Bois ?
Hugh Jackman a lui-même approché Michael Sarnoski après avoir vu Pig (2021). Grand admirateur du réalisateur, il a demandé à lire le scénario via le producteur Aaron Ryder. Les deux hommes se sont rencontrés à Manhattan et ont immédiatement partagé la même vision : un Robin des Bois vieilli, hanté par ses crimes, en quête de rédemption. Jackman est également producteur du film.
Qui joue Sœur Brigid dans le film ?
Jodie Comer incarne Sœur Brigid, prieure d’un couvent isolé qui recueille Robin des Bois laissé pour mort. Connue pour Killing Eve (Villanelle) et Priscille de Ridley Scott, elle apporte une présence spirituelle froide et complexe, très éloignée de ses rôles précédents.
Qu’est-ce que The Death of Robin Hood et quel est son rapport avec la légende médiévale ?
The Death of Robin Hood (On l’appelait Robin des Bois en France) s’inspire d’une ballade anonyme du XIVe siècle évoquant les derniers jours du hors-la-loi dans un prieuré. Le film explore la culpabilité et la violence d’un Robin vieilli, dans la tradition d’Impardonnable de Clint Eastwood (1992).
Où a été tourné le film et avec quelle équipe technique ?
En Irlande du Nord, de février à mars 2025, aux Belfast Harbour Studios et sur les sites de Silent Valley, Glenram et Murlough Bay. Tourné en pellicule 35mm par le directeur de la photo Pat Scola. Musique originale de Jim Ghedi. Montage d’Andrew Mondshein.
Quel est le rôle de Bill Skarsgård dans le film ?
Bill Skarsgård incarne Petit Jean (Little John), le compagnon le plus fidèle de Robin des Bois. Connu pour Pennywise dans IT et pour Boy Kills World, l’acteur suédois fait de Petit Jean non plus un géant bonhomme mais un homme mesurant le poids de sa propre loyauté.
Casting The Batman Part 2 : Brian Tyree Henry en Victor Zsasz ·
Casting Une Famille de Batards ·
Blades of the Guardians : Jet Li et Yuen Woo-ping




